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L'appel du Premier ministre malien face au terrorisme

L'appel du Premier ministre malien face au terrorisme

Burkina Faso

La mutualisation des forces pour faire face à la menace djihadiste qui se propage en Afrique de l’Ouest, c’est la proposition du Premier ministre malien, Modibo Keita, qui s’est rendu dimanche à Ouagadougou, frappée par un attentat terroriste vendredi.

Les attaques terroristes qui ont frappé Ouagadougou vendredi ont laissé la place à de nombreuses interrogations. Encore sous le choc, les burkinabé se demandent encore comment cela a pu arriver.

Pourquoi leur pays est la cible des djihadistes qui menacent désormais toute la sous-région ouest-africaine ? Des questions encore sans réponses alors que le traumatisme du drame reste présent dans les esprits.

Mais au plus haut niveau, l’inquiétude se situe ailleurs. Et une seule question : comment faire face à ce péril islamiste qui menace plus que jamais la stabilité de l’Afrique de l’Ouest ?

Il nous faut mutualiser nos efforts, ce n'est pas un simple vœu. Il faudrait donc une coopération transfrontalière non seulement des autorités administratives, mais entre nos forces de défense et de sécurité, constituer des patrouilles mixtes, échanger les expériences

En visite à Ouagadougou dimanche, le Premier ministre malien, Modibo Keita, a appelé à une mutualisation des efforts pour venir à bout des islamistes qui sévissent notamment au nord du Mali, régulièrement confronté à des attaques terroristes. « Ces événements, le Mali les connaît et continue à les connaître.

Il était donc de notre devoir de venir ici exprimer notre compassion et dire que nous sommes décidés à aller ensemble, main dans la main, pour lutter contre le terrorisme et le djihadisme… Il nous faut mutualiser nos efforts, ce n’est pas un simple vœu. Il faudrait donc une coopération transfrontalière non seulement des autorités administratives, mais entre nos forces de défense et de sécurité, constituer des patrouilles mixtes, échanger les expériences », a-t-il plaidé, à l’issue d’une audience avec le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré.

Bamako et Ouagadougou, même combat

Un appel qui rejoint celui lancé samedi par le président Burkinabé. « Aujourd’hui encore, face à ces terroristes et à leurs actes ignobles, nous devons nous mobiliser pour apporter la riposte appropriée afin de les mettre hors d’état de nuire… C’est pourquoi nous devons mutualiser nos moyens de défense, nos informations, entre nos pays et de concert avec tous les autres pays qui luttent contre le terrorisme dans le monde pour présenter un front uni contre ces fléaux qui menacent l’existence même de nos Etats »_, a exhorté Roch Marc Christian Kaboré, dans un discours adressé à la nation.

Les attaques de vendredi sont survenues environ un mois et demi après celles qui ont secoué la capitale malienne en novembre. Les deux attentats qui ont visé des hôtels de luxe, très fréquentés par les Occidentaux, se caractérisent par leur violence : 20 à Bamako et 29 à Ouagadougou. Deux bilans suffisamment importants pour pousser le chef du gouvernement malien à appeler à la mise sur pied d’une stratégie commune au sein du G5 Sahel (constitué de cinq pays du Sahel Burkina, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad plus la France sur la lutte contre le terrorisme, ndlr). _« Nous sommes les tout premiers à nous intéresser à notre devenir. Les autres pourront nous assister, mais à nous d‘être les principaux acteurs… _« Nous sommes les tout premiers à nous intéresser à notre devenir.

Je sais que ce n’est pas facile, mais c’est parce que ce n’est pas facile qu’il faut y aller »_, a ajouté Modibo Keita. Au-delà du G 5 Sahel, tous les Etats de l’Afrique de l’Ouest veulent faire de la lutte contre le terrorisme une priorité.
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