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L'ONU envisage le pire au Burundi

L'ONU envisage le pire au Burundi

Afrique du Sud

Le chef des opérations onusiennes de maintien de la paix Hervé Ladsous a adressé au Conseil de sécurité de l’ONU le 6 janvier, un mémo qui évoque trois scénarii possibles sur l‘évolution de la situation au Burundi, qui vont des violences de basse intensité à un génocide.

Le document confidentiel qui fait le point sur la situation politique, économique et sociale très fragile de ce petit pays d’Afrique centrale plongé depuis avril 2015 dans une grave crise, a fuité et a été diffusé sur le site Vic News.

“La situation ne cesse de se détériorer, écrit-il, et les mois de novembre et décembre ont vu une hausse significative des violences et des assassinats.” Cette situation est encore compliquée par l’apparition de groupes armés dont les Forces républicaines du Burundi (Forebu) et la Résistance pour un Etat de droit au Burundi (RED-Tabara). Les accrochages entre ces groupes et les forces loyales au président Pierre Nkurunziza ont causé de nombreuses victimes collatérales. Par conséquent, les donateurs se font de plus en plus rares et le Burundi s’enfonce dans une grave crise économique, dont les civils, principales victimes, manquent de nourriture et de médicaments.

Quel que soit le scénario, conclut la note, l’ONU n’a actuellement pas la capacité de protéger la population sans une aide de la part des Etats membres. Mais l’envoi d’une mission du Conseil de sécurité au Burundi, du 20 au 22 janvier prochain, est une étape importante consignée dans le mémo. Celle-ci serait dirigée par la France, les Etats-Unis et l’Angola.

Quel que soit le scénario, conclut la note, l’ONU n’a actuellement pas la capacité de protéger la population sans une aide de la part des Etats membres.

Selon le conseiller en communication de la présidence burundaise, Willy Nyamitwe, le mémo rédigé par le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU contient des mensonges.

Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril 2015 de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. Candidature que l’opposition, la société civile et une partie de son camp jugent contraire à la Constitution et à l’accord d’Arusha qui a mis fin à la guerre civile en 2006. Les violences ont déjà fait plusieurs centaines de morts et poussé plus de 200.000 personnes à quitter le pays, selon l’ONU.

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