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La LRA kidnappe des dizaines de personnes à Bangui

La LRA kidnappe des dizaines de personnes à Bangui

République Centrafricaine

L’armée de résistance du seigneur (LRA) a tué un villageois et enlevé plusieurs dizaines d’autres au cours de deux raids dans une région isolée de la capitale, selon les résidents et les responsables locaux. Ces derniers ont attaqué une mine près du village de Diya, à environ 600 km à l’est de la capitale Bangui, samedi dernier.

Une déclaration qui fait également état d’un véhicule incendié au cours de cet enlèvement classé au rang des plus grosses attaques perpétrées par le groupe rebelle Ougandais, ces dernières semaines.

Les informations ne sont pas vite parvenues à Bangui étant donné l‘éloignement de la région et l’insuffisance d’infrastructures de communication dans le pays, aggravés par l’insécurité actuelle.

Six des otages ont été libérés sur la trentaine de personnes enlevées, selon Hervé Omere Fei-Omona, fonctionnaire local.

Des exactions

La LRA est connue pour ses massacres sur les civils ainsi que pour ses enlèvements d’enfants, qui servent de combattants et esclaves sexuels.

Après une répression militaire à Kampala, la LRA a quitté l’Ouganda il y a environ une décennie. Et depuis, ses membres ont trouvé refuge dans des régions telles que la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et la République Centrafricaine.

Les Etats-Unis ont soutenu l’Ouganda et ont fourni des efforts militaires pour lutter contre les rebelles, dont le nombre est estimé à plusieurs centaines de combattants. La plupart d’entre eux est poursuivie par la CPI.

Toutefois, malgré certains progrès, notamment la reddition du haut commandant Dominic Ongwen l’année dernière, la LRA continue ses attaques contre les civils.

Cette nouvelle attaque n’a pas été revendiquée, mais tout porte à croire selon la description des témoins, qu’il s’agit de la LRA (au vu du mode opératoire) : “les hommes armés portaient des uniformes et ne parlent ni français encore moins la langue nationale, le sango”, d’après les résidents locaux.

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