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Etats-Unis : dernier discours de Barack Obama sur l'état de l'Union

Etats-Unis : dernier discours de Barack Obama sur l'état de l'Union

Etats-Unis

Le président des Etats-Unis, Barack Obama a prononcé ce mardi son ultime discours sur l’état de l’Union. Un discours qui a fait office de bilan pour le président américain.

Ce rendez-vous traditionnel était pour le 44e président des Etats-Unis la dernière occasion de s’adresser aux Américains en prime time avant que Washington et le reste du pays ne braquent tous leurs projecteurs sur les primaires démocrates et républicaines qui débutent le 1er février dans l’Iowa.

Chaque élément du bilan de ses deux mandats a été développé. Et les critiques de ses adversaires ont été réfutées point par point. “L’économie américaine est la plus dynamique du monde et ceux qui disent le contraire colportent des mensonges”, a taclé le démocrate.

14 millions d’emplois créés en sept ans, le carburant à 50 centimes le litre, etc. “L’Amérique va bien, l’économie n’a jamais été aussi forte et créatrice d’emplois depuis les années 1990 ; 20 millions d’Américains ont acquis une couverture sociale.” a ajouté Barack Obama.

Croire en l’avenir, c’est s’attendre à des “découvertes médicales fantastiques”, a rappelé Barack Obama, qui a annoncé un “nouvel effort national” contre le cancer. En citant son vice-président Joe Biden dont le fils est mort d’un cancer du cerveau, il a souligné que “l’Amérique pourrait soigner le cancer comme elle a su conquérir la lune”.

S’adressant à ses adversaires, le président américain a mis en garde contre les déclarations excessives selon lesquelles le monde serait engagé dans une “Troisième Guerre mondiale” et qui “font le jeu” des djihadistes. Barack Obama a dénoncé les propos “cyniques” et “destructeurs” du favori des primaires républicaines Donald Trump qui souhaitait interdire l’entrée des musulmans sur le sol américain. Le président a insisté sur la détermination du pays à combattre l’EI. “Lorsqu’un responsable politique insulte les musulmans, qu’il s’agisse des étrangers ou de nos concitoyens, cela ne rend pas le pays plus sûr, cela nous affaiblit aux yeux du monde, cela nous empêche d’atteindre nos objectifs”, a plaidé Barack Obama.

Le président a aussi replacé au premier plan une ancienne promesse de campagne sur laquelle il a jusqu’ici échoué : fermer la prison de Guantanamo ouverte après les attentats du 11 septembre 2001. Sous les applaudissements, il a réitéré sa volonté. Obama a affirmé “je continuerai à m’efforcer de fermer la prison de Guantanamo : elle coûte cher, elle est inutile et elle n’est qu’un tract de recrutement pour nos ennemis.”

Le seul regret du président est de n’avoir pas réussi à construire un pont entre démocrates et républicains. “ La rancœur et la suspicion vont de mal en pis “, a-t-il observé, alors que la campagne électorale exacerbe les divisions entre les deux grands partis du pays. “Je n’ai aucun doute qu’un président avec les talents de Lincoln ou de Roosevelt aurait pu davantage combler les fossés, et je garantis que je vais continuer à essayer tant que je serai en fonction” a t-il déclaré.

Pour Barack Obama, voir arriver un successeur démocrate serait sans aucun doute l’espoir de voir les projets en cours se concrétiser, comme une touche finale à son bilan. Mais à n’en point douter, le Congrès, désormais dominé par les républicains, espère autre chose. Dans les deux cas, l’an prochain, c’est le 45e président élu qui définira ses priorités devant les parlementaires.

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