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Burundi : un tribunal donne son verdict sur les putschistes cette semaine

Burundi : un tribunal donne son verdict sur les putschistes cette semaine

Burundi

Un tribunal du Burundi donnera son verdict cette semaine dans le procès de l’ancien ministre de la Défense et de 27 autres personnes. Ils sont tous accusés de tentative de coup d’Etat déjoué en mai dernier. Une annonce faite ce mardi par un responsable du ministère de la Justice.

L’ancien ministre, Cyrille Ndayirukiye et cinq autres généraux figurent parmi les accusés dans l’affaire du putsch manqué du 13 mai 2015 visant à renverser le président Pierre Nkurunziza.

Agnès Bangiricenge, porte-parole du ministère de la Justice confirmera la déclaration du verdict par le tribunal de Gitega (à 100 km à l’Est de Bujumbura) ce jeudi. Les prévenus sont accusés de “tentative de renversement des institutions constitutionnelles du pays, ainsi que d’ assassinats et autres actes de violence”.

Le coup d’Etat manqué a été perpétré par des militaires – en l’absence de Pierre Nkurunziza, pour raison de voyage à l‘étranger – dirigés par le major-général Godefroid Niyombare. Ce dernier était le chef du service des renseignements à l‘époque. Un coup d’Etat rapidement avorté.

L’ancien ministre de la Défense et ses co-accusés ont plaidé coupables, mais ont clairement rejeté les accusations de meurtres de policiers et de fourniture d’armes à des civils aux fins d’une insurrection.
Ndayirukiye a déclaré devant la Cour pendant le procès que ceux qui sont derrière le coup d’Etat “ont agi dans le cadre des accords d’Arusha et dans le but de protéger la population”, une référence aux accords de paix d’Arusha qui ont mis fin à 12 ans de guerre civile au Burundi en 2005. “Je ne pouvais pas rester les bras croisés alors que la police tuait la population”, a-t-il dit.

Un autre accusé, l’ancien général Helmenegilde Nimenya, a déclaré au tribunal que face à des “ordres de la police de tuer de paisibles citoyens, nous ne pouvions pas faire autrement. “
Les opposants accusent le président Nkurunziza d’avoir violé la Constitution et les accords d’Arusha en briguant un troisième mandat.

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