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RCA : des candidats demandent l'arrêt des opérations électorales

RCA : des candidats demandent l'arrêt des opérations électorales

République Centrafricaine

Une vingtaine de candidats en lice pour la présidentielle en République Centrafricaine demandent l’arrêt du dépouillement des bulletins du premier tour. Ils dénoncent ‘‘une mascarade’‘, suite à la publication des résultats partiels du scrutin du 30 décembre. Les contestataires dans une déclaration commune font état d’irrégularités qui entachent la crédibilité et la transparence du scrutin.

« Ces résultats ne sont pas satisfaisants », déclare le candidat Karim Meckassoua qui dit « avoir déposé beaucoup de requêtes après les nombreuses irrégularités constatées.»

Les signataires de la déclaration exigent purement et simplement, « l’arrêt des opérations actuelles au profit d’un processus concerté ». Dans cette optique, ils invitent tous les acteurs impliqués dans ces élections à « se mettre autour de la table pour définir les modalités pour la sauvegarde de la nation ».

Les résultats portant sur environ 25 % des bulletins de vote placent en tête, Faustin Archange Touadéra, candidat indépendant, avec plus de 146. 000 voix. Ancien Premier ministre, il est présenté comme un proche de l’ex-président François Bozizé.

« La validation des résultats nous appartient. On n'annule rien et les contestations doivent être faites devant la cour constitutionnelle.»

Anicet Georges Dologuélé arrive en deuxième position. Selon ces chiffres partiels, cet ancien Premier ministre soutenu officiellement par le parti de François Bizizé obtient environ 11. 000 voix. Jean Serge Bokassa (68. 815 voix ), Désiré Kolingba (39. 952 voix), et Martin Zinguélé (36. 442 voix), entre autres, complètent la liste.

On n’annule rien

Cette prise de position semble ne pas ébranler la détermination des responsables en charge des opérations électorales. Ces derniers entendent aller au bout de leur mission. « La validation des résultats nous appartient. On n’annule rien et les contestations doivent être faites devant la cour constitutionnelle.», affirme Marie-Madeleine Nkouet, la présidente de l’agence nationale électorale, ANE en sigle. Le porte-parole de l’ANE se veut de son côté très rassurant. « Il y a eu quelques problèmes, mais ça va aller », souligne Ngouadé-Baba.

Le divorce entre l’agence nationale électorale et les candidats en lice n’est pas totalement consommé. L’ANE bénéficie encore de la confiance de certains d’entre eux. « Il y a eu des dysfonctionnements volontaires et involontaires, mais ce n’est pas un problème. Jusqu’à preuve du contraire, nous faisons confiance aux institutions chargées de ces élections », affirmait encore samedi, Martin Ziguélé.

Le 30 décembre, près de deux millions de Centrafricains s‘étaient rendus aux urnes pour élire leur futur président ainsi que les membres de leur assemblée nationale. Le scrutin s‘était déroulé sans incident et les résultats définitifs sont attendus dans les prochains jours.

Un second tour pourrait avoir lieu le 31 janvier. Ces consultations électorales sont aussi censées sortir le pays de la situation chaotique dans laquelle il se trouve. La République Centrafricaine est le théâtre de violences communautaires depuis 2013, date du renversement de l’ancien président François Bozizé par l’ex-rébellion Séléka.

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