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Barrage éthiopien : les rivaux s'accordent sur un arbitrage

Barrage éthiopien : les rivaux s'accordent sur un arbitrage

Ethiopie

A Khartoum, mardi, les ministres du Soudan, d’Egypte et d’Ethiopie se sont entendus pour recourir à l’arbitrage de deux groupes français d’ingénierie afin de surmonter leurs divergences dans l’affaire du barrage éthiopien Renaissance.

Addis-Abeba, qui a entamé la construction du barrage Renaissance sur le bassin du Nil bleu devrait retenir d’importantes quantités d’eau issue du plus important affluent du Nil. Ce projet hydro-électrique a fait naître des tensions entre l’Ethiopie et ses voisins soudanais et égyptiens, car ceux-ci dépendent du Nil pour leur approvisionnement en eau.

Depuis le début des travaux en avril 2011, onze sessions de négociations ont abouti à un “ accord de principe” signé le 23 mars 2015. Mais les différentes parties n’ont pas réussi à outrepasser leurs querelles. C’est ainsi que les discussions ont repris dans la capitale soudanaise le 27 décembre dernier. Le chef de la diplomatie soudanaise Ibrahim Ghandour a indiqué que les ministres des Affaires étrangères, de l’Eau et de l’Irrigation de ces trois pays étaient tombés d’accord sur l’arbitrage des groupes d’ingénierie français BRL et d’Artelia.

BRL fera 70% des études et le reste sera confié à Artelia. Ces deux bureaux vont entamer début février 2016 leurs études pour une durée de six mois et leur arbitrage sera accepté par les trois pays “, a-t-il précisé.

Les travaux de construction du barrage sont paralysés depuis des années en raison des pressions exercées par le Caire et Khartoum, qui réclamaient des garanties pour leur approvisionnement en eau.
Les déclarations de bonne volonté de l’Ethiopie laissaient dubitatifs ses voisins. En mars, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn avait affirmé que la construction du barrage ne nuirait pas aux trois Etats, et en particulier au peuple égyptien.
Désormais, tous misent sur l’arbitrage français pour mettre fin à des années de mésentente.

Le barrage nommé “Grande Renaissance” dont la production sera de 6000 mégawats est prévue pour 2017. Il devrait résoudre les pénuries d‘énergie et faire de l’Ethiopie un exportateur d‘électricité. Le coût des travaux estimé entre 4.2 et 4.5 milliards d’euros est entièrement financé par l’Ethiopie.

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