Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Thaïlande : un ancien enquêteur sur les trafics humains demande l'asile en Australie.

Thaïlande : un ancien enquêteur sur les trafics humains demande l'asile en Australie.

C’est à Melbourne en Australie que l’ex-enquêteur sur les trafics humains Thaïlandais cherche refuge.

Le général Major Paween Pongsirin ne dirige plus la cellule anti-trafics humains de la police Thaïlandaise. Il en garde d’ailleurs un souvenir lugubre.

Depart forcé

En sollicitant les autorités Australiennes pour acquérir un droit d’asile, l’ex-homme fort de cette section spéciale de la police Thaïlandaise ne l’a pas fait de gaieté de cœur. Après moult menaces, il a immédiatement conclu que sa vie est en danger.

je pensais travailler pour l'humanité, pour ceux qui souffrent et je pensais le faire pour la bonne cause.

Pour justifier les raisons réelles de sa « fuite » le général, n’hésite pas à dire ceci : «  Pour mes enquêtes sur les trafics humains, je pensais travailler pour l’humanité, pour ceux qui souffrent et je pensais le faire pour la bonne cause. Et voilà que maintenant je me retrouve ici à chercher un bon endroit pour ma vie. Je pense qu’il y a sûrement une endroit sécurisé pour moi dans ce monde quelque part.»

Diffamation

Paween Pongsirin en est conviancu , ses malheurs proviennent des 153 mandants d’arrêts qu’il a émis contre des suspects de trafics humains dans tous les secteurs du pays. Des officiels de la police et du gouvernement seraient impliqués. « Beaucoup voudraient bien me voir mort » ajoute-t-il.

De son côté, la police Thaïlandaise affirme avoir l’intention de porter plainte contre lui pour diffamation.

L’ex-officier avait préféré démissionner de son poste car déjà en novembre, il avait reçu l’ordre d‘être affecté dans le sud. Le berceau du trafic. Cela l’aurait exposé aux syndicats de trafiquants qui y ont une influence totale.

La communauté internationale fut choquée après la découverte de 36 corps de travailleurs migrants, victimes du trafic. Ils avaient été enterrés dans des tombes de fortune, dans les montagnes, près de la frontière Malaisienne.

Impunité

Jusqu‘à ce jour aucune enquête n’a pu identifier les auteurs de ces crimes. En Thaïlande, les enquêtes liées aux trafics humains souffrent de lenteur. Le pays avait arrêté 88 suspects et avait fait appel à 500 témoins novembre dernier. La procédure est toujours en cours, certains observateurs affirment que cette procédure pourrait durer plus de 2 ans.

La Thaïlande est accusée de fermer les yeux sur l’implication de certains officiels du gouvernement. Dans leur rapport TIP (Traficking in Persons), les Etats-Unis ont maintenu la Thailande au bas de l‘échelle des pays considérés comme « faisant moins d’efforts » dans la lutte contre les trafics humains.

Pour le moment, les autorités australiennes n’ont pas encore donné suite à la demande de Paween Pongsirin.

Business

L’Australie et La Thaïlande entretiennent de bons rapports commerciaux. Le premier cité vend son charbon au second, qui lui, commercialise son aluminium et son cuivre en retour.